L'hypnose est un état naturel de conscience modifiée, que chacun expérimente déjà plusieurs fois par jour. Derrière ce mot se cachent plusieurs écoles — ericksonienne, elmanienne, humaniste, de spectacle — et une pratique médicale encadrée par un D.U. universitaire, utilisée en complément d'un suivi médical.
✓ En visio, partout en France · ✓ Complémentaire d'un suivi médical · ✓ Praticien D.U. MontpellierL'hypnose désigne un état naturel de conscience modifiée — aussi appelé transe —, dans lequel l'attention se concentre et se relâche à la fois. C'est un état que chacun traverse déjà plusieurs fois par jour : au volant sur une route connue, en s'absorbant dans un film ou une lecture.
Dans cet état, le subconscient devient plus réceptif aux suggestions. C'est cette réceptivité qui permet à l'hypnose — qu'elle soit médicale, thérapeutique ou de spectacle — de produire des effets très différents selon l'intention de la personne qui la conduit et le cadre dans lequel elle est pratiquée.
L'hypnose n'est pas une technique unique. C'est un état — et plusieurs façons, très différentes, de l'utiliser.
L'hypnose entre dans le champ médical au XIXe siècle avec le neurologue Jean-Martin Charcot, qui l'étudie à la Salpêtrière et documente des phénomènes hypnotiques comme la catalepsie.
Au XXe siècle, deux figures marquent durablement la pratique, mais pas dans le même champ : le psychiatre américain Milton Erickson, dont l'hypnose conversationnelle et permissive irrigue surtout l'hypnothérapie à visée psychothérapeutique ; et Dave Elman, dont les techniques d'induction rapide — enseignées aux médecins et dentistes américains — restent la référence de l'hypnose médicale à proprement parler, celle enseignée dans les D.U. français.
Pour aller plus loin sur le cadre universitaire actuel : qu'est-ce que l'hypnose médicale ?
Sous le mot « hypnose » se rangent des pratiques très différentes. Voici les quatre que vous croiserez le plus souvent.
| École | Approche | Usage principal |
|---|---|---|
| Ericksonienne | Conversationnelle, permissive | Psychothérapie |
| Médicale (Elman) | Induction rapide, cadre clinique | Accompagnement complémentaire d'un suivi médical (D.U.) |
| Humaniste | État de veille paradoxale | Développement personnel |
| Spectacle | Suggestibilité recherchée | Divertissement |
Oui, à des degrés divers. La réceptivité à l'hypnose est une capacité humaine ordinaire : si vous avez déjà été absorbé·e par un film au point d'oublier le temps, vous avez déjà expérimenté quelque chose de proche de la transe légère.
Vous pouvez tester votre propre réceptivité avec le petit quiz que j'ai mis en place pour la préparation à l'examen du permis — la logique est la même quel que soit le motif. Pour aller plus loin : comment savoir si vous êtes réceptif ?
Ce n'est pas de la magie : l'hypnose s'adresse à la partie du cerveau qui a installé un automatisme (sommeil, tabac, anxiété), là où la volonté seule échoue souvent. Si une expérience passée d'hypnose n'a rien donné, ce n'est généralement pas l'hypnose elle-même qui est en cause, mais les suggestions qui vous avaient été proposées à ce moment-là.
Sur ce sujet, vous pouvez aussi lire les questions fréquentes de la page d'accueil, ou l'article détaillé est-ce que l'hypnose fonctionne vraiment ? et son pendant pourquoi ça ne marche pas sur tout le monde. Elle fonctionne d'ailleurs aussi bien en ligne, à distance, qu'en cabinet.
Les effets secondaires sont rares : une légère somnolence ou une vague émotionnelle juste après la séance, qui passe en quelques minutes. Vous restez conscient·e et pouvez sortir de l'état hypnotique à tout moment.
Pour aller plus loin : les effets secondaires de l'hypnose et les contre-indications.
Commencez par une première séance de 90 minutes à 80 €, en visio, pour poser vos questions et voir si l'approche vous convient.